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Nos participations 27 Février 2020

Groupe 1981 : des radios indépendantes qui prennent le pari de l’ESG

Groupe 1981, avec dix radios (OÜI FM, Latina, Swigg, Vibration, Voltage, Wit FM, BlackBox, Forum, Collector et Radio Life) et une centaine de collaborateurs, touche aujourd’hui plus de 1,8 million d’auditeurs sur l’ensemble du territoire français. Le Groupe a toujours eu une grande sensibilité et un engagement sociétal mais souhaitait renforcer son impact. Pour ce faire, l’équipe dirigeante a structuré un plan ESG selon trois axes – accroître l’engagement via des relais éditoriaux sur les antennes des radios, déployer une politique RSE au sein de leur groupe et développer les actions de bénévolat. Jean-Éric Valli, fondateur et président de Groupe 1981 et Valérie Fauconnier, directrice générale de Groupe 1981 partagent avec nous leur premier bilan, très encourageant sur tous les plans avec des retombées positives inattendues.
Jean-Éric Valli, fondateur et président de Groupe 1981 et Valérie Fauconnier, directrice générale de Groupe 1981, expliquent en cinq points comment engendrer une dynamique sociétale et une forte cohésion d’entreprise en mettant l’humain au centre de la réflexion.

1er point : utiliser le pouvoir de l’antenne pour faire avancer les causes des auditeurs

Jean-Éric Valli :
Avec près de deux millions d’auditeurs, nous prenions notre mission sociétale très au sérieux depuis longtemps et avions eu des initiatives très variées telles que des campagnes anti-tabac, la promotion du sport féminin, la protection des jeunes… mais nous n’avions jamais vraiment formalisé ou structuré ces engagements dans le temps. Pour lancer notre politique RSE, nous avons donc choisi d’instaurer des programmes récurrents, un véritable fil-rouge reflétant les préoccupations et aspirations de chacune de nos radios.
En novembre, nous avons lancé le programme « Je veux aider » sur plusieurs radios dont l’objectif est de mettre en lumière des individus qui donne du temps et des ressources pour des causes sociétales. Ainsi, Vibration, Wit FM et Voltage ont permis à la Fondation de la 2ième chance qui aide les 18-65ans à retrouver un emploi, au Zoo de Beauval de collecter pour la protection des animaux sauvages pris dans les feux en Australie ou à Muriel Robin qui se bat contre les violences faites aux femmes de bénéficier de précieux temps d’antenne pour faire rayonner leurs projets.
De même, Latina a conçu un programme d’action militante pour l’éducation en Amérique latine comportant de nombreuses actions en 2020 et démarrant par un concours de création du drapeau « Nation Latina ».

Valérie Fauconnier :
Au-delà de l’aide immédiate aux causes et des retours très positifs de la part de nos auditeurs, nous constatons que ces actions aident à renforcer l’identité de nos différentes radios et à les rapprocher de leurs auditeurs – des retombées en termes d’image très appréciables.
 L’autre effet inattendu mais très positif de cet engagement : nous avons vu nos collaborateurs se mobiliser en interne autour de ces causes et nous allons lancer tous ensemble des actions en relai des annonces radio créant ainsi des passerelles entre les services administratifs, les équipes d’antenne et nos associations, cela devient un levier important pour la cohésion interne.

2ième point : le bien-être au travail 

Jean-Éric Valli :
Nous voulions travailler sur le bien-être au travail selon deux axes – l’aménagement des locaux et la pratique sportive pour tous.
Nous avons profité du déménagement des équipes de Bordeaux et de Paris dans des locaux très respectueux de l’environnement – les deux immeubles sont classés énergie positive – pour réfléchir, en amont, à la meilleure stratégie à mettre en œuvre pour offrir à nos collaborateurs des locaux qui soient propices à la convivialité et engendrent plus de coopération entre les équipes. La solution fut d’interroger nos salariés sur leurs besoins et envies et de les impliquer sur les choix de couleurs, de matériaux, des éclairages et d’organisation de l’espace.
Cela a permis de revoir l’agencement de notre espace en mettant les studios au centre et tous les services autour pour faciliter la communication et multiplier les interactions. Et cela a très bien fonctionné puisque nous constatons une circulation accrue de l’information – depuis, nous avons intégré ces démarches et conclusions dans les travaux de rénovation de notre siège d’Orléans. En conclusion, mettre l’être humain au cœur de la réflexion donne des résultats positifs pour la communication et la culture d’entreprise et donc la qualité de l’activité.

Valérie Fauconnier :
Sur le deuxième axe de notre politique RSE, le bien-être par la pratique du sport, nous avons également eu des retombées auxquelles nous ne nous attendions pas. Notre plan initial était de proposer un programme de remise en forme constitué d’un coach venant deux heures tous les quinze jours, avec pour objectif de contribuer à la meilleure santé de chacun et à l’apprentissage de la gestion du stress et comme challenge la participation aux différentes courses organisées dans le cadre d’Octobre Rose. Au final, nous avons une amélioration de la cohésion des équipes, la création de communautés de sportifs qui pratiquent ensemble hors bureau, des collaborateurs plus sereins – une nouvelle dynamique entretenue par des déjeuners entre salariés qui ne se parlaient pas avant, par des fous rires autours des courbatures les lendemains des séances.
Le bien-être, c’est aussi une meilleure nutrition. Nous avons fait appel à notre mutuelle qui va communiquer auprès de nos salariés à raison d’une heure par mois sur des thèmes qui les concernent tels que l’alimentation lorsqu’on travaille en horaires décalés, ce qui est le cas de nombreux animateurs.
Toutes ces actions nous ont montré qu’en matière de bien-être, on pouvait avoir un impact fort et durable sans pour autant mettre en œuvre des moyens colossaux. C’est un constat encourageant et qui nous incite à réfléchir à élargir le champ des actions pour 2021.


Activité sportive sur le bord de la Loire 

3ième point : mobiliser en interne des bénévoles pour des initiatives qui contribuent à l’amélioration de la société civile

Valérie Fauconnier :
D’une part, notre Groupe avait l’habitude de soutenir financièrement des initiatives locales telles que par exemple l’accompagnement de classes découvertes et classes de neige, le soutien à la lutte contre le cancer mais, tout comme pour nos radios, nous n’avions ni formalisé ni pérennisé ces engagements. D’autre part, étant répartis sur trois sites, Orléans, Bordeaux et Paris, nous souhaitions créer plus de cohésion, d’unité malgré la distance géographique. 
 
Nous avons donc décidé de choisir une thématique annuelle d’engagement pour tout le Groupe – en 2020, la santé des enfants – et allons, grâce à nos dons et actions de bénévolat, contribuer notamment à financer des véhicules électriques pour le CHU d’Orléans et la décoration des unités dédiées aux enfants.
Jean-Éric Valli :
Comme expliqué, cette action sera renforcée par la participation de nombreux salariés à trois courses durant Octobre Rose, chacune dans une région différente : Ile-de-France, Aquitaine et Centre-Val de Loire. Chaque site courra sous les couleurs de la radio locale afin de contribuer plus encore à son ancrage local. C’est un bel exemple de cercle vertueux !
 
4ième point : réduire l’impact des tournées-concerts sponsorisés par les radios de Groupe 1981

Jean-Éric Valli :
Groupe 1981 organise des événements tels que le Tour Vibration qui attirent un très large public, près de 120 000 personnes en 2019. Comment réduire la pollution engendrée sans perdre l’esprit festif ? C’est un challenge auquel nous nous attelons avec les mairies qui accueillent les concerts – qui sont, elles aussi, extrêmement sensibilisées aux enjeux environnementaux de ces évènements. Là encore, nous avons adopté une stratégie des petits pas dont nous espérons qu’elle portera ses fruits dès cette année. Nous allons, en partenariat avec les collectivités locales, mettre en place des actions simples telles que disposer des poubelles adaptées au tri sélectif ou remplacer les lancés de confettis par des gestes moins polluants. Puis, nous ferons un bilan et, sur la base des conclusions du Tour 2020, reprendre les points positifs et élargir notre champ d’actions en 2021.
 
5ième point : changer l’image du Groupe auprès de ses partenaires 

Valérie Fauconnier :
Ce réflexe d’intégrer une dimension environnementale a été étendu cette année à nos cadeaux de fin d’année. En effet, nous avons choisi de remplacer les classiques cannelés, chocolats, vins et alcools par une box « zéro déchets » : dans un cabas en lin recyclable, nous avons glissé une sélection de produits d’entretien du linge, de la maison et d’hygiène écologiques, recyclables et à faire soi-même. La première réaction des commerciaux fut plutôt négative : ce n’était pas festif comme cadeau, les clients seraient déçus ou ironiques, voire ne comprendraient pas.
 Pour qu’ils adhèrent au projet, nous avons travaillé ensemble sur un argumentaire à joindre au cadeau qui expliquent en quoi ces choix coïncidaient avec les valeurs du Groupe et son évolution vers plus de RSE, comment confectionner ces objets – notamment l’éponge tawashi ou la lessive – et nous avons sélectionné quelques ambassadeurs en interne afin qu’ils finissent de convaincre les plus dubitatifs.

Jean-Éric Valli :
Nous avons constaté que cela a contribué à modifier la perception qu’a notre écosystème de notre image et nous en sommes ravis. Pour garder cette mobilisation de nos collaborateurs, nous allons lancer fin mars, une newsletter trimestrielle dédiée aux actions et engagement RSE qui permettra de garder vivante cette nouvelle culture.
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