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Nos prises de parole

05 Septembre 2017OBLIGATIONS CONVERTIBLES NON COTÉES : RENDEMENT ANNUEL DE 7 À 12%*

Depuis une dizaine d’années, les PME françaises ont trouvé dans les obligations convertibles non cotées une source de financement complémentaire à la dette bancaire classique et alternative à l’ouverture de leur capital. En cette période de taux bas, ces instruments financiers proposent un couple rendement / risque particulièrement attractif.
Marc Noblet, Responsable de la Gestion Privée chez 123 IM revient sur cette opportunité.
Qu’est ce qu’une obligation convertible non cotée ?
Une obligation convertible non cotée est une obligation émise par une société non cotée pouvant être, sous certaines conditions, transformée en titre de capital (action ou part sociale). Les obligations convertibles non cotées sont en particulier utilisées comme support dans la mise en place d’une dette dite « dette mezzanine ».

Qu’est ce qu’une « dette mezzanine » ?
Le dette mezzanine est une dette complémentaire à la dette bancaire traditionnelle. Le terme « mezzanine » vient de l'italien « mezzo » qui signifie « au milieu ». Dans les états financiers, la dette mezzanine se situe en effet entre la dette bancaire et le capital, « au milieu ». En cas de difficultés financières de l’entreprise, le remboursement de la dette mezzanine est donc subordonné à celui de la dette bancaire mais reste prioritaire sur ce qui revient aux associés.

Pourquoi une entreprise a-t-elle recours à un financement complémentaire en obligations convertibles (dette mezzanine) ?
99% du tissu économique français est constitué de TPE/PME/ETI non cotées***. Une de leur préoccupation est la recherche de financements adaptés à leurs besoins. Les obligations convertibles apparaissent alors souvent comme un outil de financement pertinent. Premièrement parce qu’il est complémentaire au financement bancaire et permet, de fait, d’augmenter le levier financier d’une opération. Deuxièmement parce qu’il est souple en termes de durée et de structuration. Troisièmement parce que le remboursement du capital se fait in fine, ce qui permet de ne pas grever excessivement les liquidités de l’entreprise durant une période où celle-ci concentre ses capacités financières dans le développement de son activité et/ou dans le remboursement de sa dette bancaire traditionnelle. Quatrièmement parce qu’il permet de ne pas diluer l’actionnariat de l’entreprise contrairement à un financement sous forme d’actions (ouverture de capital).

Quelle est la répartition d’une structure de financement type entre capital, obligations convertibles (dette mezzanine) et dette bancaire classique ?
De façon schématique, le capital peut représenter au minimum 20% d’une structure de financement, la dette mezzanine jusqu’à 30% et la dette bancaire traditionnelle jusqu’à 50%.

Quel est le taux de rendement des obligations convertibles (dette mezzanine)?
Le taux de rendement attendu pour des obligations convertibles dépend du profil de risque de la société, du montage envisagé (répartition du financement entre fonds propres, mezzanine et dette senior) et des garanties associées. Sur les opérations que nous structurons, à savoir des émissions obligataires sur des PME matures opérant dans des secteurs défensifs et porteurs (tourisme, dépendance-santé, immobilier, éducation), les taux de rendement annuels constatés se situent entre 7 et 12% brut*, sur une durée de 5 à 7 ans*.

Comment se décompose la rémunération d’une obligation convertible ?
La rémunération d’une obligation convertible est composée d’un coupon versé périodiquement (appelé coupon cash) et d’un coupon capitalisé versé lors du remboursement final de l’obligation. Dans nos opérations, la conversion de l’obligation en action relève plus d’une situation conflictuelle avec l’émetteur que d’une recherche de rendement complémentaire.

Pourquoi une entreprise accepte-t-elle d’emprunter à ce niveau de taux alors que les taux sont au plus bas ?
Il convient de rappeler que les obligations convertibles sont une source de financement additionnelle à la dette bancaire classique. Les sociétés émettant des obligations convertibles non cotées bénéficient déjà de conditions de financement bancaires avantageuses. Sans les obligations convertibles, les entreprises seraient alors contraintes de renoncer à leurs projets ou d’ouvrir leur capital.

Ce niveau de rendement implique t-il un niveau de risque élevé ?
En cas de défaillance de l’entreprise, si les obligataires sont servis après la dette bancaire, ils restent prioritaires sur les associés pour le remboursement du capital plus intérêts. Ils peuvent bénéficier par ailleurs de nombreuses garanties ou assurances complémentaires prévues par le contrat obligataire (garanties réelles, assurance homme clé, clauses de remboursement anticipé…). Toutefois, toutes ces protections ne constituent pas une garantie contre un risque de perte en capital.

Quel est l’intérêt des obligations convertibles non cotées pour un investisseur ?
Les avantages sont multiples.
La performance des obligations convertibles non cotées est tout d’abord très attractive*. Le rendement annuel que nous constatons actuellement sur ces instruments financiers est de l’ordre de 7 à 12%* (hors défaut de paiement). Cette performance est par ailleurs obtenue avec un niveau de risque plus faible que pour un investissement en action. Les obligations convertibles offrent de plus une excellente visibilité tant sur leurs performances que leurs échéances. Enfin, ces instruments financiers étant non cotés, les fluctuations des marchés boursiers n’ont pas d’impact sur leurs performances. La décorrélation est totale.

Comment vos clients privés peuvent-ils investir sur ces instruments financiers?
En fonction des objectifs patrimoniaux de nos clients, nous leurs proposons des obligations en direct, des Fonds obligataires dédiés (mono ligne) et / ou des Fonds obligataires diversifiés (plusieurs lignes) . Les clients souhaitant nous déléguer totalement le choix des émetteurs et des secteurs d’activité opteront pour les Fonds diversifiés, exonérés d’impôt sur le revenu. Ceux souhaitant sélectionner eux-mêmes leurs investissements préfèreront les Fonds dédiés, également exonérés d’impôt sur le revenu, et / ou les obligations en direct.

Quelle expérience avez-vous dans le financement en obligations convertibles?
Depuis 2011, 123 IM a investi plus de 500 M€ en obligations privées. Le rendement moyen de ce portefeuille est de 9% pour un taux de défaut inférieur à 5%. Les gérants d’123 IM privilégient les sociétés exerçant leurs activités dans les secteurs du tourisme, de la dépendance-santé, de l’immobilier et de l’éducation***.

Découvrir notre offre actuelle dédiée aux obligations convertible non cotées


Pour nous contacter à ce sujet, cliquez ici.

*   Hors défaut de paiement. Rendement et durée non garantis et non contractuel. Les obligations convertibles comportent un risque de perte en capital.
**  Source Ministère de l’économie et des finances, 2012.
*** Les instruments et les performances passés ne sont pas un indicateur fiable des instruments et performances futurs.
 
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