Interview ESG - Co-fondateur de Siel Bleu

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Trois questions à Jean-Michel Ricard, co-fondateur de Siel Bleu

Découvert lors de nos investissements aux côtés d’opérateurs d’EHPAD, le travail du Groupe Associatif Siel Bleu nous a conquis : les impacts sur la santé des seniors de leurs programmes d’Activité Physique Adaptée (APA) et sur le bien-être des personnels soignants sont tellement probants et corroborés par des études médicales, que nous avons souhaité aller plus loin avec eux – notamment, en lançant fin mai 2019 un fonds Impact Senior en partenariat avec le Groupe Associatif et en lui donnant la parole aujourd’hui dans notre newsletter. Pour en savoir plus sur la vision de Jean-Michel Ricard, co-fondateur de Siel Bleu, et l’essor de l’APA en Europe, cliquer ici

(Temps de lecture : 3 min)

1/ Si vous deviez retracer un bref historique de Siel Bleu, que nous raconteriez-vous ?

L’histoire de Siel Bleu a commencé en 1997. À l’époque, Jean-Daniel (NDLR : Jean-Daniel Muller, cofondateur de Siel Bleu) et moi étions étudiants en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) à Strasbourg. Nous ne voulions pas être professeurs au collège-lycée et nous avons effectué un stage dans une association d’aide aux personnes âgées. C’est là que nous avons trouvé notre vocation : adapter l’activité physique aux personnes en situation de fragilité. Nous avons commencé avec douze maisons de retraite dans le Bas-Rhin (67), et à l’issue de la première année, toutes ont souhaité reconduire le partenariat.Nos objectifs ont toujours été la prévention santé et l’amélioration de la qualité de vie. Aussi avons-nous pensé qu’avec notre outil – l’Activité Physique Adaptée – nous pourrions accompagner plus de personnes. Ainsi, de fil en aiguille, d’année en année, nous avons développé des programmes destinés à de nouveaux bénéficiaires : les personnes en situation de handicap, les personnes atteintes de maladies chroniques, les aidants, les personnes fragiles socialement, les salariés… Tout un univers de la prévention qui allait se propager dans toute la France, au gré des rencontres avec d’autres professeurs d’Activité Physique Adaptée enthousiasmés par le projet. Aujourd’hui, le Groupe Associatif Siel Bleu compte 600 salariés qui interviennent chaque semaine auprès de 120 000 bénéficiaires en France et est également présent en Belgique, en Irlande et en Espagne.

2/ Vous faites partie des 22 lauréats French Impact . Que cela signifie-t-il pour vous ?

Pour nous, c’est tout d’abord une belle reconnaissance de notre travail et de nos 22 ans d’activité. Et cela veut aussi dire que l’on peut atteindre toujours plus de bénéficiaires pour nos activités. L’idée est que la santé doit être accessible à tous, quels que soient leurs revenus, leur condition physique ou leur situation géographique. L’idée est d’opérer un changement d’échelle principalement grâce à l’accompagnement French Impact. Bien sûr, l’obtention de ce label nous a accordé une belle visibilité.

3/ Comment pouvez-vous mesurer l’impact de vos activités ?

Nous menons de nombreuses études, et notamment grâce à l’Institut Siel Bleu. L’une des plus importantes études mises en œuvre est HAPPIER, une étude menée dans quatre pays européens (France, Belgique, Irlande et Espagne) afin de mesurer l’impact d’un an d’activité (1h par semaine) dans une résidence accueillant des personnes âgées. Quelques résultats : une chute en moins par personne chaque année, 87% d’amélioration des capacités de déplacement des participants, 96% des médecins coordonnateur d’EHPAD considérant que la pratique régulière d’Activité Physique Adaptée constitue un programme de prévention. Une autre étude, l’étude OSSEBO, réalisée en partenariat avec l’INSERM, a montré que la pratique d’Activité Physique Adaptée pendant deux ans par des femmes de 75 à 85 ans a réduit leur risque de chute de 19%. Quant à l’impact économique, il est énorme. Afin que vous ayez une idée, je citerais une étude effectuée par le Cabinet McKinsey en juin 2011 : leur conclusion était qu’en s’intéressant uniquement à la prévention des chutes et au diabète de type II, la pratique d’Activités Physiques Adaptées permettrait une économie de 59 milliards d’euros sur 10 ans en France. Mais tout ça, ce sont des chiffres… Et rien ne vaut le sourire d’un bénéficiaire ! Le bien-être, l’amélioration de la qualité de vie, la joie que ressentent les personnes qui suivent nos programmes ne sont pas mesurables, mais bel et bien présents.

Date de publication
18/7/2019
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